Claude André accompagne les U11 de Madagascar depuis de nombreuses saisons. Président de l’association Zatovo, il revient sur son engagement qui dépasse le cadre du sport et sur les bons résultats des Malgaches, samedi.
>Zatovo est un habitué de Dirinon…
Çà fait 20 ans que je suis avec Madagascar et c’est la 13ème délégation qui joue ici. Le Tournoi de Dirinon et Zatovo c’est une vieille histoire.
>Quel est le programme des Malgaches pendant leur séjour ?
Les enfants sont ici pendant quinze jours, ils visitent les écoles, Brest et les gens qui nous aident à financer leur venue. Il faut trouver 10 à 12000€ entre les papiers , le transport et l’administratif qui est assez compliqué.
>Ils vous apportent des équipements et quoi d’autres ?
Il y a des équipements et beaucoup de clubs du Finistère qui nous aident, mais l’aspect financier est très important car 12000€, ça ne se trouve pas comme ça sous le sabot d’un cheval. Le plus dur, c’est l’administratif . Faire des passeports biométriques pour des enfants malgaches qui habitent dans la brousse, c’est imaginable la difficulté que ça représente. Ce sont des gens présents à Madagascar qui le font et ça, c’est quelque chose d’énorme.
>sur le terrain, ça se passe très bien pour vous en plus…
C’est un des exploits de Zatovo . On a été en finale en 2006, en benjamins contre Lorient. On a gagné une fois la consolante. Là, la victoire contre le Benfica de Lisbonne, c’est vraiment un des grands moments marquants.
>Vous aviez des craintes avec la météo…
Ils ne jouent jamais en chaussure, ils ne jouent jamais sur herbe et sur un terrain tracé avec des arbitres ! Tout est une première pour eux mais ça fait le charme du football, nature, instinctif et ça fait plus rêver les gens qu’un football robotisé. Quoiqu’il arrive, de la première à la dernière place, c’est que du bonus pour nous. On prend ce qui se présente. « Inch ‘Allah » comme disent les Marocains !