Catégorie : Nos Bénévoles

Claude

Alors, quel âge a-tu et où habites-tu ?
Alors j’ai 80 ans et j’habite à Dirinon Kerliézec, juste à côté de Landerneau.

Ta première fois à Dirinon c’était quand ?
Je suis adhérent au club depuis ses débuts en 1968. J’avais arrêté le foot quelque temps avant mais étant donné que ça commençait à Dirinon, j’ai voulu recommencer et donc j’ai repris pendant 4- 5 ans.

Aujourd’hui quel est ton rôle dans le tournoi ?
Pendant le tournoi, je coordonne une équipe « d’anciens », chargés du montage et démontage et de la propreté du tournoi, comme on le fait pour la Fête du Bruit.

As-tu toujours occupé ce rôle ?

C’est ce que je fais depuis mes débuts en tant que bénévole au tournoi oui.

Est-ce que tu es toi-même footballeur ?
Oui, j’ai beaucoup joué au foot. J’ai joué à Dirinon mais aussi aux Gars d’Arvor, à l’époque de La Landernéenne pour ceux qui savent. J’y ai joué pendant 3 ans au retour de mon service militaire. C’était en DHR à l’époque et c’était le plus haut niveau que j’ai pu jouer.

Fais-tu partie de l’AS Dirinon ? Si oui, quel est dans ton rôle dans le club à l’année ?
Oui je fais aussi parti du club. Je suis responsable des équipes de traçages des terrains. On est 27 traceurs, il y a 9 équipes de 3 personnes. On fait les lignes toutes les semaines et toutes les semaines ça tourne. Je m’occupe aussi de l’entretien des filets de buts, parce que pendant les vacances il y a quelques incivilités et il faut réparer ça.

Quel est le souvenir du tournoi le plus marquant pour toi ?
Pour moi, c’est le fait de voir les malgaches de Zatovo arriver pour la première fois au Tournoi. C’était il y a une dizaine d’années et de le voir arriver au tournoi tellement heureux et content. Il y a aussi les petits marseillais qui m’avaient marqué mais d’une autre façon. Ils étaient arrivés ici et avaient demandé si c’était « sur ces terrains qu’on joue ? », c’était marrant. Il y a aussi le moment où Pouliquen, coach de Lorient et parrain du tournoi, arrive le dimanche et sort de sa voiture avec la Coupe de France gagnée la veille. C’était magique, on était tous heureux et surpris de la voir là, à Dirinon. La rencontre entre les anciens pros passés au tournoi, dont Paul Le Guen, contre les anciens du club était aussi un très bon moment.

Il y a-t’il une équipe qui t’a marquée, sur le terrain ou en dehors ?
Moi pendant le tournoi je suis assez occupé donc j’ai pas trop le temps de bien regarder les matchs donc je ne saurais pas trop te dire quelle équipe m’a marquée. Ce qui me marque au tournoi surtout ce sont les joueurs qui s’y sont épanouis et qui sont passés pro comme Koman ou Wilshere, ça, c’est impressionnant. Sinon, il y a quand même l’équipe de Strasbourg qui m’a impressionnée. Ils ont gagné plusieurs fois le tournoi, c’est une bonne école de foot. Il y a aussi les filles de Dirinon qui m’avaient marquée il y a deux ans, en arrivant jusqu’en finale et tout ça en ayant battu Lorient et Guingamp avant.

En un mot, comment définirais-tu l’ambiance du Tournoi ?
C’est dur mais je dirais formidable. C’est formidable parce qu’avec le tournoi on retrouve toutes les valeurs auxquelles on est attachés. On voit tous ces jeunes épanouis, tous leurs bonheurs à être au tournoi et tous réunis par le foot et ça, c’est vraiment formidable. Il y a aussi un projet sportif et éducatif avec le tournoi et le fait de vivre en communautés, avec les familles d’accueil, c’est aussi quelque chose de formidable.

Qu’est ce qui te fait y retourner tous les ans?
C’est parce que je suis passionné de foot et aussi c’est le fait de permettre à tous ces gamins de s’épanouir à travers le foot. En plus c’est un événement incroyable pour Dirinon donc je me dois d’aider.

Bénévole, ça sert à quoi ?
Les bénévoles servent au bien être de l’association et sont nécessaires au bon fonctionnement des manifestations.

Pourquoi trouves-tu important que ce tournoi existe ?
Pour tous ce que j’ai dit avant. C’est pour les jeunes, pour le club et pour Dirinon.

Qu’est ce qui te plaît moins dans le tournoi ?
Hum… Désolé, je ne trouve pas et tant mieux (rires).

Est ce que tu as une équipe que tu rêverais de voir à Dirinon ?
Il n’y a pas vraiment d’équipes que je rêverais de voir parce qu’on peut presque dire qu’on les a toutes eus les meilleures.

Qui sont la ou les personnes célèbres que tu as rencontrée à Dirinon ?
Alors sur le plan sportif c’est Valdo, qui était au tournoi et qui a quand même joué pour le PSG et le Brésil. J’ai aussi vu Bernard Lama, gardien du PSG et vainqueur en de 98. C’était aussi impressionnant de voir « en vrai » Paul Le Guen, qui a été trois fois champions de France avec Lyon.

A toi de prolonger cette phrase: « A Dirinon on est heureux, on est heureux d’être… »
Je dirais « on est heureux d’être dirinonnais », je n’avais pas envie de dire les meilleurs parce qu’après… (rires).