Catégorie : La presse 2017

Akim El Jouini : « Dirinon a quelque chose en plus »

Fidèle du tournoi de Dirinon, l’éducateur des U11 marseillais Akim El Jouini prend toujours du plaisir à revenir en Bretagne.

Educateur des U11 marseillais (l’an passé, il était venu avec les U13 qui avaient fini 3e), Akim El Jouini ne raterait pour rien au monde le tournoi de Dirinon.

Akim, on vous croise depuis plusieurs années à Dirinon mais pas avec le même club…
Oui, je suis venu sous les couleurs d’un autre olympique, celui de l’Olympique Lyonnais. Là où j’ai bien appris le travail d’éducateur pendant cinq ans. J’ai rejoint l’OM en 2006/2007 et c’est avec plaisir qu’on revient chaque année. Peu importe la couleur du maillot, l’amour reste le même.

Quels ont été vos résultats avec vos deux clubs à Dirinon ?

Avec Lyon, j’ai été finaliste sous les yeux Paul Le Guen l’année où il quitte Lyon pour les Glasgow Rangers. La finale, c’était Lyon-Glasgow Rangers et on perd 1-0 et ça a été une superbe expérience. Depuis, nous sommes toujours revenus que ce soit avec Lyon ou Marseille. Il y a 4-5 ans, on l’a gagné avec Marseille aux penalties contre le FC Nantes et dans l’équipe il y avait un jeune qui s’appelle Boubabcar Kamara qui a signé professionnel cette saison et qui a fait parler de lui en tant que capitaine de l’équipe Gambardella.

Vous avez été footballeur aussi avant d’être éducateur. Quel a été votre parcours ?
À l’âge de quinze ans, j’ai quitté Marseille pour aller en centre de formation à Mulhouse. Par la suite, j’ai suivi ma mère qui déménageait sur Lyon. J’ai fait alors ma petite épopée lyonnaise avec tous les bons clubs alentours en CFA/CFA2 : Vaulx-en-Velin, les Minguettes, La Duchère. J’ai un peu bourlingué mais c’est ma carrière « tranquillou » de footballeur amateur.

Pour en revenir à Dirinon, vous y tenez car vous êtes là que ce soit avec Lyon ou Marseille…
C’est particulier car je suis venu dans deux clubs différents dans les deux catégories d’âge. Ça reste toujours un plaisir de revenir en Bretagne. Dirinon a quelque chose en plus. C’est le premier que j’ai connu, on dit que le premier c’est souvent le meilleur et là, c’est vraiment le cas.
M. G.

Saïd, un doublé rennais

Attaquant au Stade Rennais (22 ans, 4 buts en Ligue 1 cette saison), Wesley Saïd n’oubliera jamais le tournoi de Dirinon. Unique buteur en finale face à l’OM le jeune Parisien avait validé son essai à Rennes par son doublé.

En 23 ans, le tournoi de Dirinon en a vu défiler des joueurs de tous les niveaux. Wesley Saïd fait partie de ces joueurs qui ont connu leurs premiers grands frissons de footballeur à Dirinon avant de devenir professionnel. Quand on demande à Wesley Saïd s’il se souvient de son tournoi de Dirinon, il répond sans hésiter : « Oh oui, c’était en 2005 avec Rennes, on avait gagné 2-0 en finale contre Marseille, j’avais marqué les deux buts. Ce tournoi a une place particulière dans ma mémoire, il fait partie de mes meilleurs souvenirs. Aujourd’hui encore, il m’arrive d’en reparler ».

 Dirinon lui a permis de signer à Rennes !

L’attaquant, qui n’a quasiment connu que le Stade Rennais en seniors avec deux prêts à Laval et Dijon, doit même sa signature à la Piverdière à sa prestation sur les pelouses dirinonaises : « Je venais de la région parisienne (Noisy-le-Grand). J’étais à l’essai et, à la fin de la finale, tout le monde m’avait félicité, j’avais porté le drapeau de la Bretagne ! » Adopté immédiatement par les Bretons, il a encore des souvenirs précis : « Je me souviens bien de la finale, le ballon était arrivé en parachute et puis on jouait devant une grande tribune. Quand on est gamin, c’est extraordinaire de voir ça ». De cette équipe rennaise en U11, il est le joueur qui a connu le plus beau devenir de footballeur. Son ami Séga Coulibaly, toujours rennais et de retour d’un prêt à Sedan, faisait partie de cette équipe tout comme Justin Gru, qui n’a pas signé pro à l’issue de la saison actuelle. De son côté, Wesley Saïd pourrait revenir sur le terrain de ses exploits : « Je serai vraiment heureux de revenir à Dirinon pour suivre le tournoi en spectateur car je sais tout ce que ça peut représenter pour les gamins sur le terrain ». D’ailleurs, ce week-end à Dirinon, des centaines de joueurs seront déjà prêts à prendre la relève de leurs illustres prédécesseurs que sont Wesley Saïd, Kingsley Coman ou Morgan Schneiderlin.

Des habitués et une nouveauté

Le tournoi de Dirinon 2017 a mis du temps à livrer son verdict, mais la cuvée a été de très bonne qualité et Strasbourg a remporté la compétition en U13 et s’adjuge son 7e trophée dirinonais. Saint-Etienne s’impose pour la première fois en U11, alors que les Lorientaises s’offrent le tournoi féminin. Pour la dernière année d’existence du tournoi U13, Strasbourg a impressionné du début à la fin. Les Alsaciens ont dominé la compétition et, en finale, ont logiquement pris le dessus sur Monaco, vainqueur en 2015. Il a fallu attendre la toute dernière tentative de la séance de tirs au but pour voir le portier strasbourgeois repousser la tentative monégasque mais, bien que poussif, le succès est mérité. Dans cette catégorie, il faut signaler la superbe performance du Groupement Jeunes Haut-Léon, qui s’est hissé en demi-finale et a donné beaucoup de fil à retordre à Monaco. Loudéac a aussi fait un beau parcours mais s’arrête en quart de finale.

Saint-Etienne première !

Depuis samedi, on parlait beaucoup du Benfica Lisbonne et de Rennes chez les U11. Les Marseillais se sont chargés de les écarter tour à tour. De son côté, Nantes a sorti l’autre sensation, l’AS Roma, avant de tomber face à Saint-Etienne, qui n’a rien laissé au hasard. La confrontation entre l’OM et l’ASSE a rapidement tourné à l’avantage des Verts. Un coup franc et une talonnade ont plié les débats en cinq minutes. Les Phocéens sont pourtant revenus dans le match et ont relancé les débats en revenant à 2-1, juste après le repos. Ils auraient même pu décrocher les tirs au but sur le gong, mais le ciseau de l’attaquant marseillais a manqué le cadre pour quelques centimètres. Les supporters stéphanois pouvaient se lâcher, l’ASSE a inscrit son nom au palmarès de Dirinon. Lorient, quant à lui, s’est offert un cinquième trophée en écrasant la concurrence dans le tournoi féminin. Les Morbihannaises ont fait montre de leur supériorité jusqu’en finale, où leur qualité de frappe a eu raison des Nantaises.
M. G.

Les Colchoneros prennent leurs marques

image du jour supporters atletico

Drapeaux, écharpes et muleta en mains, Juan-Carlos Pedrero, Juanin El Pintor et Luis Conde ont débarqué, hier matin, sur les quais de la ville après quatorze heures de trajet en voiture depuis Madrid. S’ils n’ont pas l’intention de ne bouffer que du foot, les supporters des « Colchoneros » (matelassiers en castillan, surnom de l’Atlético) seront en première ligne tout ce week-end pour encourager leurs garçons engagés dans le tableau U11 du tournoi de Dirinon. Les petits « Griezman » seront l’une des attractions de la 23e édition.

Un défilé très coloré en ouverture

Chaque année, le tournoi international de Dirinon s’ouvre sur le grand défilé, où toutes les délégations convergent vers la mairie. Hier, la 23e édition a respecté cette tradition. Dès 9 h 30, un millier de jeunes joueurs venus des quatre coins du globe et affichant fièrement leurs couleurs ont donné le coup d’envoi de ce rassemblement sportif. Drapeaux et fanions claquaient au vent, sous un très joli ciel bleu. Puis ce fut la lecture du code sportif où chacune des équipes avait désigné un représentant devant le micro.
Plus d’un millier de jeunes footballeurs des catégories U11 et U13 sont sur les terrains.

Une pensée pour Claude Bervas

Quelques instants auparavant, c’est à Jacques Guillou, le nouveau maire, qu’il est revenu d’accueillir tout ce monde, en leur souhaitant un très agréable séjour. Une allocution qu’il a inscrit dans le souvenir, en ayant une pensée pour son prédécesseur, Claude Bervas, décédé en début d’année. Un moment partagé par le président du tournoi René Le Moigne : « En 17 années de mandat, Claude Bervas aura beaucoup contribué à la réussite de ce tournoi ». Les premières rencontres ont débuté en début d’après-midi. Les Espagnols de l’Atletico de Madrid et les Italiens de l’AS Roma avaient déjà les préférences des supporters…

Pratique Le tournoi se poursuit aujourd’hui, au stade Olivier-Kerdraon. Phases finales, de 9 h à 19 h. Entrée : 3 €, la journée et gratuit pour les moins de 14 ans. Restauration, buvettes et stands sur place.